La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| Il me semble, il
me semble
un peu, il me semble assez, il me semble que les personnages, ces
personnages,
ces personnages-là, sont déprimés. C'est sans doute
la déprime de la fin du mois de janvier, ce milieu d'hiver et le
flou grisaillé du soir, ce moment, ce moment précis où
le souvenir revient de l'été, quand la
ville invitait, invitait encore, à
toutes les promenades. |
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Ils ne peuvent
que revenir
à la vie, que revenir au désir, à Vigevano,
dans une ville qui se nomme Vigevano,
comme une promesse de vigueur, comme une promesse de vitalité.
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Et tu voudrais
te souvenir
de quoi ? Et tu voudrais garder
quoi dans ta mémoire
d'hiver ? |
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Je
voudrais me souvenir à quel moment, à quel moment précis,
le monde, le souvenir du monde, a basculé dans cet indistinct du comme
avant. Et je regarde les villes, et je regarde les images.
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Je vais écrire
cela.
je vais écrire cela pour toi. J'ai
tout ce qu'il faut pour écrire. |
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Ils ne savent
rien, ils
ne savent encore rien, toujours rien de Vigevano.
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Ils sont trop
occupés. Mais rien ne nous interdit de visiter la ville sans
eux et d'écouter, un casque de baladeur sur les oreilles, des chansons
italiennes et puis de les apprendre
vraiment par cœur ces chansons un peu
sucrées, un peu sucrées comme
du sucre sur de la neige. |
| C'est amusant,
ce narrateur,
ce narrateur et cette didascalienne, qui n'arrivent pas, qui n'arrivent
pas vraiment à emmener leurs personnages visiter l'Italie, c'est
presque amusant. |
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