| La littérature |
La photographie |
Gustav |
Mathieu |
Noëmie |
D. |
| Car il faut
s'éloigner
du port de Brest pour entrer dans la
ville
avant que les rues ne se vident.
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Je ne verrai
rien. Il
n'y aura jamais que des rues tristes.
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Et puis il ne
s'agit pas
de voir. Je vois les rues, je vois leur tristesse, je vois bien, mais
pourtant cela ne me satisfait pas encore entièrement.
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Je ne vois rien
non plus.
Je
vais avec le jour, avec la nuit, vers le solstice sans plus de
résignation.
Je
ne sais plus pourquoi je voyage ainsi, les idées tournent un peu
avec le surplus de bière.
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Il
s'agissait certainement de vider les rues et de pouvoir écrire
les rues ainsi vidées.
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Mais
ce texte-là reste et demeure inaccessible. Je ne l'ai pas écrit,
ni
même le suivant. Je
ne sais plus écrire, mais
je peux te parler.
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