La littérature
| La photographie
| Gustav
| Mathieu
| Noëmie
| D.
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| Le
voyage italien se transforme en voyage italien. Oubliées les tentations
d'enquêtes sur des personnages anciens et vraiment hors d'usage.
Il n'y a rien d'autre à faire que suivre la route, celle qui passe
par Ariano Nel Polesine et se laisser
enchanter par la beauté du nom de cette ville.
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Il
n'y a non plus nulle fausseté à craindre dans la volonté
comme telle ou dans les affections.
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Nous
savons bien qu'il n'y a rien à craindre de la pensée. Quant
à la volonté et aux affections, il y a cependant à
craindre davantage pour ce qu'elles tracent dans la mémoire de méandres
brouillés, échoués, et qui restent, qui demeurent,
qui empêchent.
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Je
ne lui ai parlé de rien. Il n'attend plus aucune révélation,
aucun souvenir. Ce voyage italien est devenu un voyage italien.
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J'ai
réservé une chambre à Ariano nel Polesine et je vais
rassembler dans le luxe les quelques indices recueillis sur les lidos mouillés.
Je
peux bien me retirer là-haut, vers là-haut, et ne plus descendre
jamais.
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Si
l'on ne sait rien, si l'on ne fait rien, si l'on ne raconte rien, je ne
crois pas que nous allons pouvoir rester, rester ici, rester ensemble.
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Nous
n'avons pas le choix. Il
y a cette tendresse qui me blesse aussi et tout le temps, l'impression
du temps, et cela suffirait, et cela suffit bien à faire que
l'on reste ensemble, à nous faire demeurer ensemble.
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