| Diégèse |
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| jeudi
6 mars 2008 |
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2008 |
| ce
travail est commencé
depuis 2988 jours
(22 x 32 x 83
jours) |
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et
son auteur est en vie
depuis 17441
jours (107 x 163 jours)
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| ce
qui représente 17,1320% de la vie
de l'auteur |
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| hier
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L'atelier
du
texte
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demain
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le
lieu sur Google-Earth
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| La littérature |
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La photographie |
| Ils
continuent le long de la mer. C'est ainsi qu'ils doivent
continuer et rejoindre
une de ces petites Venise qui hantent la planète et qui commencent
près de Ferrare sur de vrais lidos. |
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| Gustav |
Mathieu |
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Noëmie |
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D. |
| Je
ne vois rien de la mer. Je ne vois rien du paysage. Il pleut trop
et la
pluie battante pèse lourd, déçue. De
la fenêtre, je ne vois plus que l'encadrement. Les
fenêtres offrent toujours le même encadrement mais ne dévoilent
aucun paysage, mais ne découvrent rien, et il faut alors le regard
pour dévoiler le paysage, pour découvrir le paysage. Je
suis calme cependant, et mon esprit parvient à se poser sur les
choses des jours. |
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Toute
la journée s'est passée sans jour. Nous ne faisons rien. Nous n'avons rien fait.
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Nous
ne faisons rien, comme le monde ne fait rien et nous ne sommes pas les
premiers à ne rien faire et nous ne sommes pas les derniers à
ne rien faire et nous sommes à ne rien faire, nous sommes là.
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Je
voudrais vous abandonner
sur ces lignes de caractères qui s'enchevêtrent trop. Je regarderais alors
le monde. |
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Mais
le monde ne te dirait rien. Moi, si
je cesse de regarder le monde et si je cesse de penser que ma pensée
est assez forte pour en rendre compte, alors je ne me trompe jamais.
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| 6 mars |
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2002 |
2001 |
2000 |
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Toute
la journée s'est passée sans jour. |
Nous
ne faisons rien, comme le monde ne fait rien et nous ne sommes pas les
premiers à ne rien faire et nous ne sommes pas les derniers à
ne rien faire et nous sommes à ne rien faire, nous sommes là. |
Les
fenêtres offrent toujours le même encadrement mais ne dévoilent
aucun paysage, mais ne découvrent rien, et il faut alors le regard
pour dévoiler le paysage, pour découvrir le paysage. |
Si
je cesse de regarder le monde et si je cesse de penser que ma pensée
est assez forte pour en rendre compte, alors je ne me trompe jamais.
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La
pluie battante pèse lourd, déçue. |
Rejoindre
une de ces petites Venise qui hantent la planète et qui commencent
près de Ferrare sur de vrais lidos. |
Je
voudrais t'abandonner sur ces lignes de caractères qui s'enchevêtrent
trop. |
Je
suis calme cependant, et mon esprit parvient à se poser sur les
choses des jours. |