La littérature
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La photographie
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Gustav
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Mathieu
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Noëmie
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D.
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y a beaucoup de matière, beaucoup de matériaux, qui se mêlent
déjà, qui ont déjà été mêlés.
Est-ce que les personnages aiment vraiment le printemps ?
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Nous
sommes ailleurs. Nous ne sommes pas plus loin. Nous sommes peut-être
même déjà sur le retour. Nous sommes arrivés
à Borgorose. La
route qui mène de Rieti à Borgorose se prend de jeu avec
la montagne et les tunnels se succèdent, métaphore sombre,
inconsolable.
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Mais
c'est le printemps.
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Métaphore
sombre... L'arrivée
du printemps donnerait donc toujours de la fatigue et encore un peu moins
de temps dans l'air frais du matin pour se reposer et dire doucement qu'il
faut que la vie passe.
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Métaphore
sombre depuis
toujours. Je
n'ai pas repris le cours des choses sans me reposer. Je sens que c'est
le printemps.
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Tout
cela démontre assez que jusqu'ici ce n'est pas par un jugement certain,
mais seulement par quelque aveugle impulsion, que j'ai cru qu'il existait
des choses différentes de moi qui, par les organes des sens ou par
n'importe quel autre moyen, envoyaient en moi leurs idées ou images.
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Mais
c'est une fiction. le printemps est tout autant une fiction que notre voyage,
que les rôles que nous jouons. La
réalité obéit à l'ordre de la fiction. |
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Quand
je joue, on me demande parfois
si je suis triste quand je joue une scène triste, si je suis heureux
quand je joue une scène de bonheur, si je suis criminel quand je
joue une scène de crime. On me demande si c'est le printemps
quand c'est le printemps. On me demande si je suis bien une illusion.
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