La littérature
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La photographie
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Gustav
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Mathieu
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Noëmie
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D.
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comme le nom d'un plat italien que l'on ne connaissait pas.
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Mais nous n'avons rien fait.
Nous n'avons encore rien fait. Nous n'avons fait que des phrases.
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Heureusement
que toutes les phrases ne se valent pas. Pour l'éternité,
toutes les phrases ne se valent pas.
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L'éternité
ne commence pas. Il s'est bien passé quelque chose en dehors
de l'éternité. Je
savais ce qui allait se passer.
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Il
n'y a pas de satisfaction, il n'y a aucun plaisir à avoir raison,
à avoir eu raison de penser, de penser et d'écrire que ce
qui se passait, que ce qui allait se passer. Il n'y a jamais de satisfaction.
Les villes savent à l'avance qu'elles vont subir des catastrophes.
Les humains aussi et même les personnages.
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Très
vite les villes s'habituent à être vulnérables, à
se donner des airs angoissés, à écouter les nouvelles
avec un peu plus de calme qu'auparavant. Tu
verras.
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Mais nous sommes à
Strongoli et la
ville citadelle de Strongoli se rappelle toujours l'Argonaute qui l'a fondée
et l'on raconte que la muraille cache la formule magique, gravée,
qui assure la paix éternelle.
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La nature nous enseigne
faussement le sentiment d'éternité. Cette
nature enseigne bien à fuir ce qui apporte le sentiment de douleur
et à rechercher ce qui apporte le sentiment de plaisir, et choses
semblables. Pourquoi donc n'enseigne-t-elle
pas à fuir le sentiment d'éternité ?
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Quand
je pense à cela, je
me couche comme on couche un enfant trop nerveux.
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