La littérature
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La photographie
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Gustav
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Mathieu
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Noëmie
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D.
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n'y a rien à dire à Verdun,
de la guerre.
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Nous
sommes à Verdun. Le rêve
a été tué ici. Toute
la ville de Verdun est dédiée à la mort et à
son souvenir bruyant.
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C'est
l'inverse de Lisbonne
en ses pavements.
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C'est
une mort. Je ne sais
plus si ce passage de vie a existé vraiment. Je crois rencontrer
ceux
qui n'ont pas pu partir.
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C'est
une ville fatiguée. C'est une ville
angoissée. Angoisse
et fatigue forment un couple étrange.
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Nous
sommes à Verdun mais je
suis arrivé un peu trop tard et il n'y avait pas de brume. Nous
devrons partir plus tôt désormais.
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Partir
plus tôt alors qu'il faudrait
pouvoir dormir plus longtemps et goûter le bleu frais du matin, dans
le même temps, oublier l'après-midi qui se traîne.
Il nous faut régler autrement notre voyage.
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C'est
le texte qui réglera le voyage. Ce n'est pas le voyage qui réglera
le texte. Si le voyage tente de régler le texte, le
texte ne se connaît plus, ne se reconnaît plus mais il ne s'est
jamais connu, il ne s'est jamais reconnu.
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