mardi 2 septembre 2008  
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- diégèse 2008 - calendrier -
 
hier le lieu sur Google-Earth
La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Il n'y a rien à dire à Verdun, de la guerre. http://www.panoramio.com/photo/1544064 - beauphil57 -
Nous sommes à Verdun. Le rêve a été tué ici. Toute la ville de Verdun est dédiée à la mort et à son souvenir bruyant.
C'est l'inverse de Lisbonne en ses pavements.
C'est une mort. Je ne sais plus si ce passage de vie a existé vraiment. Je crois rencontrer ceux qui n'ont pas pu partir.
C'est une ville fatiguée. C'est une ville angoissée. Angoisse et fatigue forment un couple étrange.
Nous sommes à Verdun mais je suis arrivé un peu trop tard et il n'y avait pas de brume. Nous devrons partir plus tôt désormais.
Partir plus tôt alors qu'il faudrait pouvoir dormir plus longtemps et goûter le bleu frais du matin, dans le même temps, oublier l'après-midi qui se traîne. Il nous faut régler autrement notre voyage.
C'est le texte qui réglera le voyage. Ce n'est pas le voyage qui réglera le texte. Si le voyage tente de régler le texte, le texte ne se connaît plus, ne se reconnaît plus mais il ne s'est jamais connu, il ne s'est jamais reconnu.
Les matériaux de ce jour 2000 Je suis arrivé un peu trop tard et il n'y avait pas de brume.
2001 Il faudrait pouvoir dormir plus longtemps et goûter le bleu frais du matin, dans le même temps, oublier l'après-midi qui se traîne.
2002 Toute la ville de Verdun est dédiée à la mort et à son souvenir bruyant.
2003 Lisbonne en ses pavements.
2004 Je ne sais plus si ce passage de vie a existé vraiment.
2005 Ceux qui n'ont pas pu partir.
2006 Le texte ne se connaît plus, ne se reconnaît plus mais il ne s'est jamais connu, il ne s'est jamais reconnu.
2007 Angoisse et fatigue forment un couple étrange.