mardi 17 février 2009




3336 jours - 477 semaines -










hier










2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000










 

Noëmie
Il y avait ton souvenir. Il y avait toujours ton souvenir qui était devenu, ce souvenir, peu à peu, la source de tous les souvenirs, le point fixe de tous les souvenirs. Quand ce souvenir s'est d'abord estompé, quand il a ensuite disparu, il a entraîné avec lui, comme dans les contes pour enfants, tous les souvenirs qui, subrepticement, lui faisaient référence. Je suis restée avec des souvenirs épars, aussi épars que les objets d'une chambre cambriolée. Je suis restée sans référence, avec l'oubli comme seul espoir et le souvenir est comme un rêve. Je ne suis pas certain que cela me calme, que cela me rassure, que cela m'apaise. Pourtant, je sens parfois comme une fuite, une perte, un désir qui bouge là.