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Je reviens sur mes pas dans
un voyage indéfini pour reprendre le souvenir, pour reprendre sa
recherche et je pense à toi. Je ne garde que quelques images claires,
distinctes de tout paysage et sur ces images, il y a ta peau. Tu as cessé
de te promener dans les paysages de mes promenades et pourtant, parfois,
dans une image fixe, décalée et presque bruyante, il y a
ta peau, encore. Je
m'égare même dans ce dont je crois avoir avec les yeux de
l'esprit l'intuition la plus évidente possible.
Je reviens sur mes pas dans
le soir, le plus souvent, après une journée entière
à palper lentement le silence. Les bruits n'ont pas changé.
Les couleurs n'ont pas changé. Venise
est là, toute proche, prête à bondir de nostalgie.
Il y a du soleil. Je reviens sur mes pas et je ne me souviens pas de mes
pas. Je reviens sur mes pas et je ne me souviens pas de mes mots. Il y
aurait une chanson peut-être, qui pourrait m'accompagner, un fredonnement
pour
attirer l'attention sur un amour perdu et les images ensuite cesseraient.
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