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Le départ de
Gustav
pour l'Italie en 2002 n'a jamais vraiment été élucidé.
La narration de son voyage hésite souvent entre le roman policier,
le roman d'espionnage ou la course au trésor d'un jeu télévisé.
Je n'arrive pas à croire vraiment qu'il ait pu, alors, passer inaperçu
en Italie alors qu'il faisait souvent la couverture des magazines. Il
n'a
peut-être jamais fait ce voyage italien. Je ne le saurai jamais
puisqu'il
ne le sait plus. Ce voyage pourrait tout aussi bien dissimuler, comme
une
métaphore ou comme une allégorie, une histoire d'amour, une
histoire d'amour possible ou impossible. De cela, il
ne raconte rien.
Nous sommes
restés
plusieurs jours à la frontière italienne, du côté
de l'Italie, sans doute jusqu'à ce que cette frontière italienne
devienne la frontière française et que nous puissions avancer,
aller au delà, vers le Sud, vers un souvenir
toujours plus inaccessible.
Pendant plusieurs jours, nous avons peiné à déduire
du bruit de la frontière autre chose que de l'agitation.
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