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J'étais l'an dernier
à Todi. Nous étions tous les trois l'an dernier à
Todi. Nous ne savions pas ce que nous y faisions, chacun dans des souvenirs
distincts.
Le jour est venu d'écrire
que mon amour perdu n'est pas Mathieu, que mon amour perdu n'est même
pas Gustav, qui est le personnage principal de ce qui n'est pas une histoire,
de ce qui n'est pas mon histoire. Nous n'avons eu ni les uns ni les autres
le courage, le courage ou l'opportunisme de mêler des textes d'amour,
de les croiser, de les suspendre. C'est ainsi. Nous resterons des personnages
juxtaposés dans le temps long du texte et de la vie, sans retour.
Il reste seulement qu'il
faut mieux regarder les choses. Il reste parfois les odeurs. Si
je parviens à retrouver cette exacte odeur, celle-là même
qui mêlant épice et sueur me rendrait un peu de joie et un
peu de peine, à moins que les volutes sonores ne la remplacent et
m'emportent brillamment ailleurs.
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