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Que devrais-je raconter
que je n'ai pas encore écrit ? Un accident ? Il n'y a pas de fiction
sans accident. C'est même de cette façon que l'on schématise,
à l'Université, la fiction, comme un accident sur la ligne
du temps. De cet accident sont ensuite définies des antériorités
et des postériorités. Il n'y a pas d'accident dans mon récit
et dans le récit de ce voyage et de ces jours avec Gustav et Mathieu,
il n'y a que des micro accidents pour de micro récits. Je n'ai plus
de micro accidents à raconter ici.
Il resterait le vrai... Mais
qu'est-ce que le vrai ? Vous
ne verrez jamais rien, rien de mes sentiments, rien de mes désirs,
rien de mes peurs ni même de mes plaisirs. Je veux parler de mes
sentiments véritables et de mes désirs véritables
et de ce qui me fait véritablement peur ou de ce qui me fait vraiment
plaisir.
Où
es-tu dans cette histoire qui se perd ?
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