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C'est ainsi que nous sommes
le 11 septembre et que je suis à Dachau. Sans mémoire, je
redouble les commémorations comme d'un médicament on double
parfois la dose en espérant se soigner plus rapidement. Que faire
à Dachau un 11 septembre ? Je ne ferai rien. Je resterai silencieux
dans une
sorte de tension particulière de l'esprit. Je ne méditerai
même pas sur la folie des hommes ni sur la douleur, ni sur la peine.
Je vais tenter patiemment, lentement, profondément d'arrêter
en moi ce monde où il n'est question
que de
la mort.
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