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Dès
lors, cette "mise en langage", extraite de la gangue du temps qui
passe,
retirée du fil mémoriel et de ses fausses émotions
ne peut que devenir, sans que l'on y prenne garde, pure poésie et
poésie pure. Mais
la poésie exige des filets de protection,
des garde-fous, surtout quand, débarrassée du temps, elle
frôle, elle s'approche, elle s'immisce dans la "profération"
et dans la prophétie.
Et,
déjà, je
ne sais plus pourquoi je dénonce cette angoisse, et je
ne sais rien du sommeil qui m'enlèvera tout à l'heure, dans
l'oubli.
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