| Il
faut parfois envisager que l'écriture, que ce travail d'écriture ou que
tout autre possible travail d'écriture, pourrait s'arrêter. Cela
pourrait s'arrêter sans drame, juste s'arrêtant, parce qu'il ne se
passe rien, parce que le texte est sans désir et sans amour, parce
qu'il est illisible et parce que ce serait "une idée qui pourrait
m'éloigner de toi un moment".
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Je
fais jouer à Roland Barthes un rôle qu'il aurait sans doute détesté,
lui faisant proférer des sentences définitives, déconnectées de son
raisonnement, séparées de la bienveillance de son discours. Il ne
l'aurait peut-être pas détesté, ce rôle, si je n'omettais pas de
signaler, de marquer que le jeu n'est pas sans humour, que ce n'est pas
Barthes, que ce n'est pas "du" Barthes mais seulement la voix de
Barthes. Et puis, cette fâcherie passée et le rire aussi passé, il
faudrait revenir à la profération et accepter que comme ça, hors
contexte, ces citations de Barthes fonctionnent comme des prophéties,
comme des poèmes.
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Et
je vois ta main sur ma main et je vois ma main sur ta main et les
doigts un à un doucement dénoués. Et je revois ta main sur ma main, et
je revois les doigts, dénoués et fébriles sur toi, sur moi, éprouvant
notre sensibilité violente. |