| Diégèse | vendredi
30 avril
2010 |
Le texte en continu | |
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auteur est en vie
depuis 18226 jours (2 x 13 x 701 jours) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 3 mars 1979 "Pour avoir des idées, entre guillemets, c'est à dire des choses à noter, il faut être disponible." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens qu'il y a des jours entiers, et des semaines et des mois, où
j'aimerais croire vraiment à l'autonomie du texte. Je croirais ainsi à
sa nécessité car, autonome, il ne pourrait qu'exister. Et je croirais
donc à son existence et puisqu'il existerait, je ne me livrerais plus
chaque jour à sa préparation, à la servitude incongrue de l'écriture. |
Avoir
des "idées". En une phrase ironique, en forme de truisme, Barthes se
moque de l'inspiration et rejette d'emblée que l'on puisse l'interroger
sur cela. Mais qu'est-ce que cette disponibilité qui permet de noter et
ainsi d'avoir des idées ? Quels sont ces interstices où vient éclore le
texte ? Le jour s'attarde sur la pointe extrême de la cheminée de l'immeuble face à la fenêtre, et le soleil. Je reprends... Le jour s'attarde sur la pointe extrême de la cheminée. Ah le soleil. La notation s'épuise dans la tentation de noter et le haïku serait ainsi la trace langagière de cet épuisement, l'essence de l'écriture. |
Tu t'éloignes et je ne sais plus ce que le silence dépouille. |