| Diégèse | lundi 8 février 2010 | Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3692 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18145
jours (5 x 19 x 191 jours) |
2010 | |
|
|
|||
| hier | |
L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 16 décembre 1978 "Choisir est tout compte fait plus facile qu'inventer. " |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens le
caractère automatique du sujet amoureux, et de l'objet amoureux, ce
caractère d'automaticité qui, à la fois, marque l'obsession et fournit
au texte, et avant le texte, fournit à l'écriture et fournit à
l'écrire, la ligne continue nécessaire, essentielle et première. Tu es ainsi dans chaque tremblement de terre. Tu es ainsi dans le paysage italien que je vois par la fenêtre ouverte. Tu es ainsi dans tous les horoscopes. Tu es ainsi dans chacune de mes douleurs. Tu es ainsi, à volonté, ad libitum, mon amour automatique, disponible au texte qui se fait, disponible à l'écriture. |
De son
passage
par le haïku, "son" haïku, Roland Barthes aborde la notation et le
"quoi noter" et marque ainsi la forme parfaite de la notation du
présent qui serait justement le "haïku". Quoi noter ? Comment noter ? À une table de la mienne, on profère, on assène, on pontifie. Est-ce cela qu'il faut noter ? Abasourdi, défait, la bêtise envahissante, je fuis. |
Je ne peux ainsi me souvenir de nous. Je peux, encore moins, me souvenir de nous. Il n'y a aucun spectateur de la scène que nous formons dans ma mémoire inefficace. Un soir, un autre soir, pour une autre rencontre, pour cette autre rencontre, j'aurais pu me souvenir de tes lèvres et de tes lèvres, j'aurais pu me souvenir de ton corps. |