| Diégèse | dimanche 14 février 2010 | Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3698 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18151
jours (7 x 2593 jours) |
2010 | |
|
|
|||
| hier | |
L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 16 décembre 1978 "La quête du fantasme, du fantasme de roman, est déjà un récit." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je retiens que
la
lassitude conduit au sommeil et que la Saint Valentin n'est pas gage de
l'amour trouvé, partagé, vécu, vécu vraiment, dans l'écriture et en
dehors de l'écriture. Je retiens qu'au fantasme de roman s'oppose le
fantasme de la rencontre, qui est un fantasme de vacances, qui est un
fantasme de lassitude et que, dans un mouvement vicieux, l'écriture
même trouve sa boucle intime. |
Je ne retiens
rien ou
rien de ce que je pourrais retenir ni de ce que je devrais retenir pour
ce travail, pour l'écriture, pour la nourriture de la pensée. Mais je
retiens bien, je retiens parfaitement ce qui est donné par les médias
pour être retenu et que je ne voudrais pas retenir mais que je retiens,
mais que je retiens bien. C'est une version nouvelle, médiatisée,
publicitaire, des "mauvaises pensées" du catéchisme de l'enfance.
Ainsi, aujourd'hui, je retiens ce titre du Parisien : "Loana craque et
montre ses seins." Et je n'ai pas d'excuses, et je n'ai pas même
l'excuse que ce soit un alexandrin car ce n'est pas un alexandrin. |
Et de ce jour
avec toi, de ce jour
entier avec toi, simple jour parmi tous les jours sans toi, simple jour
parmi tous les jours, je devrais faire l'assomption de l'écriture, de
cette écriture pour toi. Et je n'écris pas. Dans cette scène, je conduis la voiture. Je pourrais tourner la tête vers toi. Je pourrais déplacer ma main sur ta main. Je pourrais dire quelque chose. Je conduis. Je ne fais rien d'autre. Je ne tourne pas la tête vers toi. Je ne déplace pas ma main sur ta main. Je suis entièrement pris, entièrement par mon effusion solitaire. |