| Diégèse | mardi 16 février 2010 | Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3700 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18153
jours (32 x 2017 jours) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 16 décembre 1978 "C'est le combat de la forme brève et de la forme longue." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens que le texte peut s'arrêter. Non pas mourir, non pas se clore,
non pas se terminer, mais s'arrêter, s'arrêter et marquer une pause. Mais la pause du texte, c'est encore du texte. |
Si,
pour Barthes, le roman est la mise en tension de la forme brève et de
la forme longue, le passage tendu d'une notation discontinue à la forme
ample, mais codée du roman, comme texte long, quelle serait la forme
longue des interventions détendues, si détendues qu'elles en deviennent
lâches, sur les "réseaux sociaux". Dans ce monde fait d' "alertes" sans
hiérarchie où la dernière offensive en Afghanistan côtoie la dernière
frasque supposée d'une starlette inconnue, dans ce monde de textes
variés mais formatés, quelle serait la forme longue possible ? Dans
l'histoire du "combat de la forme brève et de la forme longue", la
forme brève marqué tous les points possibles grâce à l'internet. Mais
qu'est-ce alors que cette forme longue que je produis ? |
Puis c'est le poème qui s'arrête, ce poème continu, cette ode. Puis c'est le poème qui s'arrête un instant tout au silence de la célébration, de cette intimité silencieuse. C'était ailleurs, c'était adouci et doux. Ton corps. |