Je
retiens que vient dans le texte la question de l'image. Elle vient de
façon sensible après avoir été introduite les jours précédents par la
philosophie poétique de Gilles Deleuze et je garde, pour moi, cette
définition de l'image, lointaine référence à Bergson, comme étant le
dialogue de l'intuition et du souvenir, qu'il s'agissede l'image
mentale ou de toute image.
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Si,
avec Barthes, je retiens que la "conversation générale" est "toujours
un champ intense de censure", je regarde autrement les "informations",
les "nouvelles", les "brèves", les "dépêches" dont le rôle n'est jamais
rien d'autre que d'alimenter les conversations générales. Quel autre
rôle pourrait avoir toute l'industrie de cette information générale qui
nous déverses des récits fantasmatiques de faits grands et menus qui
donnent ensuite "quelque chose à dire" ? Et si la conversation générale
est "un champ intense de censure", alors l'information générale nourrit
cette censure et comment mieux nourrir la censure de la conversation
que par l'autocensure et la manipulation ?
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Des
plis du temps naît l'image. Des plis du temps naît ton image,
motion de l'amour, évidement dans le creux, creux dans le fantasme,
vide du plein de toi. |