| Diégèse | lundi
22 février
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3706 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18159
jours (3 x 6053 jours) |
2010 | |
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| hier | |
L'atelier du texte | demain |
| Derniers
instants du son de l'exposition "Personnes" de Christian Boltanski au Grand Palais - Monumenta - |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens
qu'un texte conduit longtemps, mené longtemps sans autre direction,
sans autre but que de durer, que de durer longtemps, alors je retiens
que ce
texte, qui dure, qui n'a d'autre objectif que de durer, longtemps
peut-être, qui ne sait rien dire d'autre, vraiment je retiens que ce
texte, par
sa profusion même, parce qu'il dure longtemps, se rapproche d'un genre,
s'adosse à un genre littéraire, à un genre ancien, à un genre
littéraire antique qui
est peut-être le premier des genres littéraires, mais qui est un genre
littéraire inusité, désormais inusité, désormais forclos qui serait la
prophétie. |
Au Grand
Palais
des Champs Élysées, Christian Boltanski présentait Personnes. L'espace de la nef était
occupé par le son diffusé de cœurs battant. Je voulais assister au
dénouement du drame ainsi créé, l'arrêt des battements des cœurs. Et me revient la Ballade du cœur qui a tant battu de Charles Péguy... "Cœur dévoré d'amour Fervente joie Mangé de jour en jour Vivante proie." |
Et je pourrais t'entendre, et si je me penchais, et si je me penchais un peu vers ton souvenir, si je me penchais un peu vers le cœur de ton souvenir, si je me penchais vers le cœur du souvenir de toi, si je me penchais là, parfaitement là, j'entendrais le battement du cœur du souvenir, ce battement là, parfaitement là. |