| Diégèse | mercredi
24 février
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3708 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18161
jours (11 x 13 x 127 jours) |
2010 | |
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| hier | |
L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 6 janvier 1979 "De passer d'une forme brève et fragmentée à une forme longue et continue, et celle ordinairement du roman." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens que les années précédentes donnent aujourd'hui tous les
éléments du texte à écrire et je retiens intensément ce qui pourrait
approcher le haïku : doucement
fébrile,
le jour, doucement dans l'hiver, le jour, doucement
et aussi ce qui pourrait approcher,
approcher au plus proche, approcher dans la proximité amoureuse et
sensuelle le poème, le souffle entre tes lèvres et cette possibilité
sans mémoire que je me sois approché, là, près de toi. |
Je
retiens que l'idée du texte long est lancinante, que cette idée qui
emporte avec elle les mécanismes réguliers de l'écriture, et j'entends
par "régulier" ce qui obéit à la règle de l'écriture, la règle
éditoriale, la règle "lectorale", que cette idée, qui est une idée
bourgeoise, qui est une idée à rejeter parce que bourgeoise, qui est
l'idée du livre, qui est l'idée du livre publié, je retiens que cette
idée lancinante ne recule pourtant pas, n'abdique pas. Alors si je
l'émonde de sa gangue bourgeoise, de sa gangue sociale, cette idée, si
je l'extrait de la nasse du livre et de ses contraintes publicitaires,
il reste alors l'idée d'un plus grand effort d'écriture qui serait
l'effort de l'articulation, l'effort de la composition. |
De l'écoute la plus fine de ton corps, de l'écoute de ton souffle, de l'écoute la plus attentive de ton souffle, pourrait naître ma caresse. |