Je
retiens la réticence, cette réticence à tout appliquée qui est une
réticence à la doxa mais qui est aussi une réticence à la banalité et
en cela une pose de distinction. Réticence à l'écriture d'une histoire,
réticence à me mêler au monde, réticence à la violence de la chair, à
la passion de la chair, réticence à ton amour.
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Je
retiens que j'ai entendu le vent et je retiens le temps qu'il fait, le
temps de tempête, le temps de catastrophe.
Je lis les communiqués comme en temps de guerre on lit les communiqués
de guerre. Je regarde les images de la tempête comme on regarde des
images du front, poussant la curiosité un peu au delà de l'acceptable,
au delà de l'information, au delà de la seule information et déjà vers
l'histoire, déjà vers une histoire, déjà vers le drame, vers cette
obligation du dramatique dans l'information.
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Et
ce serait passé. Ce serait fini, la tempête de ton souffle, la
violence de ma caresse. Et ce serait fini, mon souffle à ton souffle
perdu, à la douceur brusque de l'amour. |