| Diégèse | mardi 5 janvier 2010 | Le texte en continu | |
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2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 2 décembre 1978 "Écrire le vouloir-écrire dit cela : que la mort sert à quelque chose et que le vouloir-écrire et l'écrire servent à sauver." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. | |
| Je retiens cet espace imaginaire particulier qui serait le lieu de l'écriture et je retiens aussi que cette écriture serait l'écriture, toujours, de l'amour déchu. | La
télévision, les médias,
mais la télévision surtout, commémorent le tsunami du 26 décembre 2004
et pour commémorer, il faut raconter ce qui s'est passé, la
catastrophe. Dès lors, la télévision enserre l'événement, cet
événement, dans des récits de différentes catégories et parmi lesquels,
l'explication scientifique, le témoignage. À ces récits, la télévision
ajoute du commentaire, du liant, de l'occupationnel et du compassionnel. Mais si l'on y regarde bien, et si l'on écoute bien, il y a autre chose dans les récits du tsunami, autre chose qui serait d'un autre ordre, celui de l'esthétique. Les témoignages, tous, évoquent la force et la beauté du phénomène. Peut-il alors y avoir catastrophe et souvenir de la catastrophe sans dimension esthétique, donc anthropologique du phénomène ? |
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Je
dois essayer d'écrire ici ce qui s'est passé. Je dois témoigner et
tranquillement poser là l'angoisse qui rôde un peu encore, autour de
moi, autour de la scène, autour du souvenir. C'était il y a plusieurs années, vingt années peut-être, la soudaineté, la brutalité même, du sentiment amoureux. Depuis, la stupeur et pour décrire la stupeur, il n'y aurait rien que la métaphore et la métaphore qui vient, la métaphore de la catastrophe, c'est le tsunami. |
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