| Je
retiens que
le mois de janvier n'est pas celui des résolutions, de bonnes
résolutions, de résolutions de réformes personnelles, mais celui e la
mesure, de la mesure du temps qui vieillit, qui fâne, qui flétrit et
que ce doit être la sécheresse de l'air, le froid, le vent, qui
provoquent cette crainte, cette plainte. |
Il
neige. Il a neigé. Tous les médias répètent l'information et je pense
que c'est à peine une information. Tous les médias guettent les
conséquences possibles de la neie et si possible les conséquences
dramatiques de la neige qui feraient qu'il y aurait plus à dire de
cette information. Il neige et les médias attendent que cela puisse
devenir une catastrophe. C'est ainsi que je lis ce titre : "Neige : le
Loiret bascule dans l'alerte orange". L'image instantanée qui vient du
titre est bien une image de panique, d'effroi, de chaos, que je
remplace vite, pour ma tranquillité, par quelques champs du gâtinais,
blanchis, calmes, s'ébrouant de brume. |
Et dans le temps discontinu du souvenir,
après, tout de suite
après, au même instant, tu n'étais plus là et l'hiver, cet hiver
durable, cet hiver rigoureux, avait pris la place du printemps, de ce
printemps léger, disponible au possible. Car le souvenir ne connaît pas
la durée. Car le souvenir ne connaît pas la transition. Car le souvenir
ne connaît pas de chaîne de causalité. Car le souvenir ne connaît que
l'émotion. |