| Diégèse | lundi 18 janvier 2010 | Le texte en continu | |
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depuis 18124
jours (22 x 23 x 197 jours) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 9 décembre 1978 "Pourquoi cette histoire-là parmi d'autres ? J'ai aussi cette réaction souvent devant des films. Pourquoi cette histoire plutôt qu'une autre ?" |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je retiens qu'il faut donner la prééminence à la pensée et au mouvement de la pensée sur le stock, sur la garantie, sur le capital de mémoire car c'est la pensée et c'est le mouvement de la pensée qui rendent vivant, qui font la vie alors que c'est le stock, le capital de la mémoire qui rend soudain idiot. Alors il faut laisser faire la pensée, la laisser se laisser imprimer par le vent, par le vent de l'Italie, l'hiver. Et le texte viendra ensuite, et le texte viendra peut-être. | Je
m'applique. Je m'applique patiemment et obstinément à ne rien savoir, à
ne rien regarder, à ne rien entendre des conséquences du tremblement de
terre à Haïti. Ce n'est pas par froideur ni par indifférence. Je peux
les imaginer, les conséquences du tremblement de terre. Je peux très
bien les imaginer. Je n'ai pas besoin pour cela de devoir supporter les
mines compassées des journalistes, les appels à la solidarité des
animateurs de jeux télévisés, les surenchères des envoyés spéciaux dans
la recherche de l'émotion du téléspectateur. Je m'applique
patiemment à
éviter tout cela. Ensuite, je vais y réfléchir. |
Je retrouve sans mal, sans grand mal, la place que je t'ai donnée dans le théâtre de ma mémoire, dans le théâtre de mes souvenirs. C'est une place contiguë au fantasme. C'est une place propice au vagabondage. Je te retrouve là chaque fois que j'y viens. Tu ne me reçois pas toujours, dans les occupations de tes jours, dans les occupations de tes nuits. Je reviens alors tenter ma chance jusqu'à ce que tu me reçoives. Parfois, j'ai la chance de me souvenir de ta façon de marcher et même aussi je me souviens du grain de ta peau. Je crois me souvenir. Je crois. |
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