| Diégèse | samedi
3 juillet
2010 |
Le texte en continu | |
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auteur est en vie
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2010 | |
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| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 1er décembre 1979 "Je sais que, en ce qui me concerne, j'écris pour contenter un désir, au sens fort du terme : le désir d'écrire." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Pourrais-je
écrire sans souvenirs ? C'est une spéculation amusante qui m'entraîne
vers une fausse théorie selon laquelle le désir d'écrire résiderait non
pas dans l'anamnèse mais bien dans un fantasme d'amnésie. Si j'écris,
si j'écrivais vraiment, si je trouvais a forme juste, la forme forte,
ce que j'écris remplacerait le souvenir, le recouvrirait entièrement.
Et puis j'écris et j'oublie ce que j'ai écrit à mesure que je l'écris,
quand le souvenir demeure, se transforme et lui ne s'oublie pas. |
Si Barthes écrit pour contenter
"le désir d'écrire", dans une tautologie syntagmatique étrange, j'écris
pour contenter le désir d'écrire "le désir d'écrire", ce que Barthes
faisait aussi, et nous nous retrouvons donc, à trente ans de distance,
dans cette tautologie au carré. |
Je regarde la pièce où j'entendais ta voix. Il y a cette fenêtre et ces meubles inchangés. Je réécoute ta voix. Il y a cette fenêtre et ces meubles inchangés. Il y a ta voix. |