| Diégèse | mardi
premier juin
2010 |
Le texte en continu | |
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| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 1er décembre 1979 "Pourquoi est-ce que j'écris ? Pour quoi est-ce que j'écris ? Ce pourrait être entre autre par devoir." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens que refuser l'anamnèse dans l'écriture peut conduire à l'aporie
de l'écriture. Je peux écrire que je ne me souviens pas. Je peux écrire
que je ne peux pas me souvenir. Je peux écrire que je ne veux pas me
souvenir ou encore que je ne sais pas me souvenir. Quand j'aurai épuisé
toutes les formes modales de la langue, il restera cependant sans doute
le souvenir d'avoir écrit. |
"Pourquoi
est-ce que j'écris ?" feint de se demander Barthes au début de son
premier cours de l'année universitaire 1979-1980. La diégèse du
lecteur, qui sait lui que cette année universitaire sera la dernière
année universitaire de Barthes, lui permet de répondre autrement que
Barthes aurait osé le faire. Barthes écrit un testament. Dès lors, par
un procédé facile mais habituel de généralisation, à la question
"pourquoi est-ce que j'écris ?", la réponse devient, toujours,
implacablement, testimoniale. |
Ta chambre molletonnée de coussins est le fantasme enfantin de la chambre. Ta chambre invite au jeu puis au temps qui passe. Ta chambre me blottit au creux de notre enfance. |