Je
retiens que celui qui écrit est seul à pouvoir percevoir dans le
texte les traces biographiques, événements, troubles, anniversaires, le
bruit de la rue qui accompagne les phrases dans une prosodie urbaine.
Ainsi, ce doit être bien difficile d'écrire une autobiographie et de
faire en sorte qu'au delà du signifié, le lecteur puisse percevoir aussi
ces mêmes traces biographiques.
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Barthes
superpose deux déclaration en une seule : ma vie est dévolue à l'acte
d'écrire ; ma vie est dévolue à l'activité d'écrire. La première sonne
comme une épitaphe ou comme un mode d'emploi ou encore comme un
avertissement. La seconde évoque une table, une chaise et les
instruments de l'écriture et sonne alors comme une représentation
littéraire de l'écriture, de l'écrivain et de la littérature.
Mais si j'entends "ma vie est dévolue à l'écrire", je peux aussi
entendre autre chose qui ne fait plus de "l'écrire" un substantif mais
un verbe et j'entends alors "ma vie est dévolue à écrire ma vie",
tautologie terrible qui épuise la vie.
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J'éloigne
mon visage de la vitre, j'éprouve mon reflet. Je rapproche
mon visage de la vitre, je me fonds dans mon reflet. Je répète
lentement ce jeu et mes yeux se substituent à tes yeux, ma bouche sur
ta bouche et mon souffle en nuages qui perlent. |