| Diégèse | dimanche
16 mai
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3789 jours | et son auteur est en vie depuis 18242 jours | 2010 | |
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| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 10 mars 1979 "Nous interprétons. Nous ne supportons pas des formes de langage courtes, au sens de l'expression : tourner court." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Le
réel, ce qui est appelé tel, et l'écriture entretiennent des relations
tendues qui sont toujours de l'ordre du drame, quel que soit le propos,
quel que soit le genre. Pour qui écrit, pour qui écrit vraiment, ne
serait-ce que quelques mots, ne serait-ce qu'une phrase, il y a
toujours des larmes cachées dans ces mots, des larmes cachées dans ces
phrases et jamais l'on ne sait ensuite, plus tard, sur quoi le texte
pleure. |
Pendant
toute une partie de ce cours du 10 mars 1979, Barthes s'en prend au
lecteur comme il s'en prend à lui-même, reprochant presque, bien que ce
ne soit pas formulé sur le ton du reproche, la propension irréfrénée à
interpréter toute production langagière alors que la forme brève, le
haïku, et ce qui lui est proche, exige pour fonctionner de demeurer
dans l'absence d'interprétation. Barthes dit cela parce que la forme de
sa parole est ici celle d'un cours. Il n'en pense pas un mot. Quand la
forme brève fonctionne, elle résiste à l'interprétation, elle la déjoue
et "ça fait tilt". |
Tu te retournes et tu mets ton visage dans la lumière et tu brises la lumière. Tu la masques et tu appelles l'ombre. Tu prends la lumière de l'ombre. Et ta bouche est courbe et c'est encore la courbe de tes yeux. |