| Diégèse | jeudi
4 mars
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3716 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18169
jours (18169 = nombre premier) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 13 janvier 1979 "Rien structuralement, n'est-ce pas, ne nous oblige à finir une phrase... et ce linguiste avait dit que, finalement, chacun de nous, ne disait jamais dans sa vie qu'une seule phrase, que seule la mort venait interrompre." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens ce "nous" qui affleure, qui pourrait venir dans le texte, qui
pourrait advenir et avec ce "nous" pourraient venir, et elles
viendraient, les caresses et pourrait aussi venir l'amour, un amour
incarné, le sexe. Et ce "nous" ne fait qu'affleurer. Alors je pense à
toi. |
Je
retiens avec Barthes et avec "ce linguiste" dont il a oublié le nom,
qui pourrait être Antoine Culioli, bien que Barthes n'eût sans doute
pas oublié le nom de Culioli ; je retiens donc que si nous ne terminons
pas nos phrases, a fortiori nous ne terminons pas nos textes et
qu'ainsi tout ce que j'écris et tout ce que j'ai écrit s'agrège,
s'accole, se suit, se poursuit mais ne s'arrête pas et seule la mort,
ma mort, viendra interrompre ces mots. Je pourrais retenir cela. Eh bien non. Car l'écrit n'est pas interrompu par la mort de son auteur, demeurant ainsi dans la potentialité de sa résurrection d'une lecture, d'une autre lecture, d'une création. |
Puis je t'embrasse sur un chemin sinueux, puis je t'embrasse sur la joue et sur la bouche, aussi sur la bouche, et je t'embrasse comme dans une chanson, dans le cou et je ne cesse de t'embrasser, et je ne cesse depuis de t'embrasser car ce jour là, je ne t'embrasse pas, je ne te caresse pas, je te regarde un peu, dans l'émotion de te perdre, déjà. |