| Diégèse | samedi
6 mars
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3718 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18171
jours (33 x 673 jours) |
2010 | |
| |
|||
| hier | |
L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 13 janvier 1979 "le désir des fragments, la hantise d'écrire par fragments, ce qui veut dire que je ne veux pas classer ce que j'écris." |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens que le texte recule devant toi. Il ne recule pas devant ton
évocation et il pourrait même aller loin dans l'évocation de toi. Il
recule devant ton apparition, ton surgissement car il y a de la
violence dans cette apparition et il y a de la violence dans ce
surgissement. |
Et je retiens de la phrase de Barthes, cette troncature du cours de Barthes, cette approximation, je ne retiens encore que le mot "hantise". Pour "hantise", dans Wikipedia, je trouve la définition suivante : "La hantise correspond à une situation qui donne l'impression d'une présence « autre »". En cela, c'est une phobie mais c'est aussi un désir. Ainsi, l'écriture par fragments vaque-t-elle entre la crainte et le désir, la crainte de ne pas pouvoir écrire, ni savoir écrire et le désir d'écrire, la nécessité d'écrire. Ce serait cela le fragment et ce serait cela l'assomption du fragment, le poème. | Pendant la nuit, toute la nuit, le sommeil fragmenté de mon désir aurait écouté ton souffle, devinant trop près de moi, devinant trop loin de moi la puissance irradiante de ton corps. J'aurais pris ta main, doucement et sans espoir. |