| Diégèse | mardi
9 mars
2010 |
Le texte en continu | |
| ce travail est commencé depuis 3721 jours | et son
auteur est en vie
depuis 18174
jours (2 x 3 x 13 x 233 jours) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 20 janvier 1979 "Baudelaire écrit par exemple : ceux qui savent s'observer eux-mêmes ont eu parfois à noter dans l'observatoire de leur pensée de belles saisons, d'heureuses journées, de délicieuses minutes." |
"La nuit en août l'été, c'est parfait, mais à Paris la journée, c'est strictement impossible." Françoise Sagan parlant de sa Ferrari en 1967. Citation extraite de l'émission de Jean-Noël Jeanneney "Concordance des temps" du 12 septembre 2009 |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens
qu'il y a cette idée, qu'il y a ce fantasme, que la vie pourrait
changer, qu'elle pourrait être différente et qu'il suffirait
pour cela de changer de décor et qu'un autre décor, qu'un décor de
campagne, qu'un décor de montagne ou de
mer, suffirait à changer la vie. Et ce fantasme, ce fantasme
fantasmé, ce fantasme fantasmatique ne s'actualise évidemment jamais et
la vie n'est jamais changée car la vie ne change pas et l'on n'en finit
pas avec la tristesse. |
J'ai
entendu
Françoise Sagan parler de la vitesse et du bonheur de conduire sa
Ferrari, la nuit, parfois, l'été, dans Paris et j'ai pensé qu'il
s'agissait là "d'heureuses minutes" comme Baudelaire aurait pu les nommer. |
Il y avait le jaune des genêts en cortège tout au long du chemin. Il y avait le temps qui s'était fait léger, qui s'était adouci, qui s'adoucissait au jaune des genêts. Il y avait le temps qui venait à notre rencontre, le temps qui venait vers toi, plus implacable que le temps. |