| Diégèse | dimanche
31 octobre
2010 |
Le texte en continu | |
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auteur est en vie
depuis 18410 jours (2 x 5 x 7 x 263 jours) |
2010 | |
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L'atelier du texte | demain |
| Roland
Barthes - Collège de
France - séance du 5 janvier 1980 "La forme est évidemment ici très proche de la formule.comme la formule d'un médicament, la formule d'une construction, la formule d'une opération magique. |
| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | ...puis ce que j'écris. |
| Je
retiens qu'écrire, c'est avant tout vouloir lutter contre cette
propriété du corps que rappelle aujourd'hui Descartes, qui est "de tendre vers le bas". Ainsi, l'écriture est ce train "qui remonte vers toi" et qui ne trouve jamais, imparfaitement encore, que le souvenir de toi
qui, passant par l'écriture; passant dans l'écriture peut parfois
montrer l'émotion et la montrant, la susciter. Car l'autre propriété
que l'écriture met en jeu, c'est celle qui énonce que l'écrivain et le
lecteur sont semblables, sont leurs semblables. |
Imaginer
avec Barthes une forme littéraire analogue à une formule chimique, la
formule du médicament qui est aussi formule d'une opération magique,
c'est imaginer une littérature "à contraintes", c'est rejoindre
l'OuLiPo. C'est potentiellement et littérairement rejoindre l'Ouvroir
de Littérature Potentielle. Et que disent les OuLiPiens d'un auteur
OuLiPien ? C'est "un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir". Je n'ai cependant aucune idée ni aucune envie de sortir du labyrinthe que je ne construis moi même que partiellement. Les contraintes que je me donne ne viennent jamais que s'ajouter au lit de contraintes que je n'ai pas choisies. |
Et de la nuit vient la nuit, mille et une fois penchée sur ton souffle de nuit, lancée vers toi, alanguie par le temps. |