Diégèse samedi 22 mai 2021



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mardi 20 février 1996
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Il fait très froid en France ce 20 février 1996 et le journal télévisé consacre à ce froid inhabituel plusieurs reportages. Mais le méta-récit de ce journal du soir concerne surtout, on le verra, les relations éducatives et leurs vicissitudes, tant au sein des familles que de l'institution. Du coup, après 5 minutes 25 secondes, on a déjà la météo, laquelle, d'ordinaire vient en fin de journal et l'on voit donc, enfin, cette fameuse Isabelle Martinet dont on entend parler souvent en fin de journal, avant la publicité. Pour l'occasion, elle a droit à la Tour Eiffel.
Marée noire sur les côtes du Pays de Galles : un tiers des macreuses noires périra (6'30"). Et puisque l'on est en Grande-Bretagne, on y reste pour l'arrestation de l'assassin de Céline Figard, l'autostoppeuse française retrouvée morte sur le bord d'une route (8'29"). On remarque que les images, poignantes, de son père déposant des fleurs sur le lieu de la découverte du corps de sa fille, sont les mêmes que celles qui seront utilisées lors de l'ouverture du procès le 1er octobre 1996 du chauffeur routier qui sera bien condamné.
Si l'on va directement dans la Drôme pour mener l'enquête sur une secte dénommée Horus et dirigée par une femme précédemment dans l'immobilier, c'est parce que des enfants ne sont pas vaccinés contre le tétanos, mais aussi - et ce n'est pas dit - parce que l'on est encore à proximité du massacre du temple solaire. Horus, temple solaire, on est chez Tintin. Au passage, bien joli ce jardin de la secte avec ses pierres alignées (13').
Passant au-dessus de la Corse qui enterre les victimes de sa propre mafia, on va directement à Matignon où l'on se réunit pour lutter contre la violence scolaire. Grand show comme les communicants des gouvernements savent les monter et qui ne trompent personne, pas même celles et ceux qui y participent (14'37"). Dans ces cas-là, la télé, en service commandé, y va de son reportage d'illustration (16'). Ce sera cette fois à Hérouville-Saint-Clair près de Caen. Ce que l'on y voit, c'est de l'éducation et non de l'instruction para-militaire avec des indicateurs de performance. Nul doute que les ministres successifs, depuis 2007 au moins, n'ont eu de cesse que de détruire ce type d'expériences. Et pourtant non. Le projet éducatif, qui est né en 1982, perdure et sert de vitrine, sinon de faire-valoir aux ministres successifs. Et puis, on peut même aller rechercher des enseignants à la retraite (18'45"). Du coup, c'est le grand frère (véridique et vérifié) de Daniel Cohn-Bendit qui s'y colle, Gaby Cohn-Bendit. Ce n'est pas illégitime quand on lit la biographie du Monsieur, plus qu'honorable. Cela dit, quand il publie, en 1999, un ouvrage intitulé Nous sommes en marche. Il ne sait pas que sur ce coup-là, il sera grillé par plus à droite que lui. Pendant ce temps-là, à Aubagne, le père d'un élève a donné un coup de tête au proviseur-adjoint (20'21"). Il regrette son geste. Du coup, le proviseur-adjoint avec son pansement compressif ressemble à un imam tabassé par la police. On s'y perd.
Et c'est ensuite la douleur la plus terrible, celle de l'infanticide (21'47"). Mais, le procès qui doit être fait ce soir-là n'est qu'esquissé, car c'est d'abord le procès de l'accueil et du soin des personnes autistes. Si l'on voulait en savoir plus sur l'histoire de cette mère, on pourrait lire l'article paru dans Libération sous la plume sensible de Michel Henry, le 22 février 1996. Puis, on va à Plaisir dans les Yvelines (23'45"), dans un lieu de vie pour personnes autistes. Ici aussi, le reportage est décent. En fait, quand on traite les humains comme des humains, ils vont mieux, qu'ils soient autistes ou dans un collège.
On va ensuite au procès du Docteur Gubler qui a trahi le secret médical en dévoilant que c'était bien depuis 1981 que le Président Mitterrand souffrait d'un cancer de la prostate, et en révélant au passage que les certificats médicaux que lui-même délivrait étaient des faux. Il sera condamné et radié de l'Ordre des médecins et l'ouvrage retiré de la vente ne sera republié qu'en 2005.



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