| Diégèse | |||||||||
| jeudi 16 novembre 2000 | 2000 | ||||||||
| ce travail est commencé depuis 321 jours (3 x 107 jours) | et son auteur est en vie depuis 14774 jours (2 x 83 x 89 jours) | ||||||||
| ce qui représente 2,1727% de la vie de l'auteur | |||||||||
| hier | L'atelier
du
texte |
demain | |||||||
| à venir et déjà passé | |||||||||
| Alors,
il fallait encore se presser, dire que l'hiver venait, qu'il y
avait
encore un petit mois à attendre, un grand mois de froid
et de pluies. Alors
il fallait se presser malgré tout, et surtout malgré le froid
qui retient dans les lits, sous les draps et les couvertures de
l'enfance,
dans le froid de la vie qui commence ou qui finit. On ne sait jamais
très
bien. Ce soir, au Batofar, dans l'espace qui tangue de tant de gens et de tant d'espoirs, dans tes yeux qui rencontrent mes yeux et dans le corps qui se donne au corps, ensuite, dans les draps qui ne sont plus froids, qui apprennent ton parfum encore, qui vont se souvenir de toi. La nuit noire devient bleue. Tous les mots s'épuisent à ta beauté. Quand je ne pourrai plus te dire mon amour, viendras-tu ? |
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| déjà passé et à venir | |||||||||
| J'ai
traversé la
ville dans le nouveau métro sans chauffeur, jusqu'à la bibliothèque
pour descendre jusqu'au Batofar.
Je t'ai parlé au téléphone pendant presque tout le
voyage, car c'est possible. Les temps changent. C'était,
je le sais, une de nos dernières conversations. Elle a sombré
dans la violence alors que j'arrivais sur le quai, que j'allais me
mettre
au chaud dans les coursives recouvertes, dans la cale presque, caché
derrière les piliers rouges avec les rivets. Je suis rentré ensuite, tard dans la nuit, avec le dernier métro dont les décorations bleues tranchaient avec le rouge du bateau, et je ne pouvais pas prendre d'images. Dans la nuit du sommeil, je ne sais pas si ton image désormais interdite est revenue. Je me réveillerai sourd à toi. |
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