| Diégèse | |||||||||
| jeudi 26 octobre 2000 | 2000 | ||||||||
| ce travail est commencé depuis 300 jours (22 x 3 x 52 jours) | et
son auteur est en vie
depuis 14753
jours (14753 est un nombre premier) |
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| ce qui représente 2,0335% de la vie de l'auteur | |||||||||
| hier | L'atelier
du
texte |
demain | |||||||
| à venir et déjà passé | |||||||||
| Dès
le matin, j'ai
laissé les mots ici pour pouvoir plus léger me rendre là-bas.
Toute la journée, je n'ai pas pensé à toi et au malheur
de ne pas te voir et de ne pas te parler, à la douleur. Elle est
peut-être partie, elle a peut-être disparu dans le temps du
travail, dans le temps qui passe, qui part, qui marche dans la vie. Dans le matin qui porte du soleil, je suis allé et j'ai bougé toute la journée, pensant à demain, à ces rencontres de tant de gens, de tant de mots, de tant de parole. Qui fait que ton image reste ou s'efface ? Elle s'efface. Aujourd'hui, elle s'efface. Que veux-tu que je dise ? Comment veux-tu que je t'oublie ? Tu me dis que tu voudrais encore des mots, mais mes mots sont mes caresses. |
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| déjà passé et à venir | |||||||||
| Pourquoi
faut-il que ta
main tremble quand tu me parles ? Je regarde tes yeux,
ils sont presque rougis et les miens piquent et ma main tremble aussi.
Il y a ce moment de fixité que j'avais déjà connu
dans un mouvement de foule, de gens qui passent, qui montent et qui
descendent
les escaliers du métro devant lesquels nous nous tenons, sans
autre point de regard triste que le regard triste de l'autre. Je rentre sur ma bicyclette, sans autre souci que le souvenir de tes yeux. Je n'ai pas pu t'embrasser. Dans le noir de la chambre, les yeux rivés par les étoiles dingues, je peux enfin pleurer sur ce qui fait que je suis seul ce soir, dans la tendresse excessive de cette solitude. Je me demande toujours s'il faut tourner cette page de l'émotion. |
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