| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| lundi
4 mai 2026 |
2026 |
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| ce
travail est commencé depuis 9621 jours
(32 x 1069 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 24074 jours
(2 x 12037 jours) |
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| ce qui représente 39,9643% du nombre de jours de sa vie | |||||||||
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du
texte |
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Les grands Pylônes électriques | ||||||||
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Cette promenade, c'est aussi me donner quelques jours de solitude. Cette marche dans les rues de la banlieue nord de Paris, c'est aussi l'espoir d'aller à la rencontre de notre humanité blessée, de notre condition humaine commune mais fragmentée. Ce n'est pas si facile en fait de marcher dans les rues avec un sac-à-dos de randonnée. J'ai été contrôlé plusieurs fois par la police, pour laquelle, à l'évidence, je paraissais suspect. Je ne dois plus marcher la nuit. Je fais peur et j'ai parfois peur. Mais je croise aussi beaucoup de sourires
bienveillants, surtout dans les quartiers dits populaires, c'est-à-dire
les quartiers pauvres, là où les gens pensent que je suis dans la
galère. La mode semble bien être à l'art urbain en forme de trompe-l'œil. C'est aussi que ces quartiers sont en reconsolidation intense du fait de la construction de nouvelles lignes de métro. Il n'est pas certain que toutes ces opérations améliorent vraiment la mixité sociale et l'accès au logement. La question posée est bien celle, toujours, de la gentrification de cette banlieue populaire et souvent délaissée. On le voit déjà, à certains endroits les immeubles en cours de construction insistent sur la proximité de la capitale, sur le fait que c'est déjà Paris, le grand Paris. Ça ne marchera peut-être pas. Ce seront alors des investissements à fonds perdu, mais comme toujours, dans ce cas-là, certains auront gagné au passage beaucoup d'argent. Pour ce deuxième jour, je m'étais fixé l'objectif d'atteindre le Musée de l'Air et de l'Espace et de passer auparavant par le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Ce soir, je dormirai dans un des hôtels proches de l'aéroport du Bourget. Je vais essayer d'avoir une chambre dont les fenêtres donnent sur une piste d'envol et d'atterrissage. J'ai eu de la chance, il n'a pas plu une goutte. Les abords de l'aéroport du Bourget, qui intègre le musée, connaît aussi de nombreux changements. Cette transition fait se côtoyer le luxe extravagant des jets privés et des petites boutiques mal fichues. On peut encore lire l'ancien bâti avant qu'il ne disparaisse. Il y a par exemple l'Air Hôtel, bâtiment art-déco qui date au moins des années 1930. Espérons qu'il soit préservé. Et puis il y a de vieux cafés dont je me demande si certains n'ont pas gardé leur flipper. Demain, j'aborderai pour la première fois les grands pylônes électriques. Les avions scintillent dans la nuit. |
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| 4 mai | |||||||||
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